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Évaluation de la cohérence écologique du réseau d'aires marines protégées en Manche

Auteur : Nicola L Foster, Marija Sciberras, Emma L Jackson, Benjamin Ponge, Vincent Toison, Sonia Carrier, Sabine Christiansen, Anaelle Lemasson, Edward Wort et Martin Attrill
Date : 03/03/2015

La France et le Royaume-Uni ont adopté un certain nombre d'accords européens et internationaux afin de contribuer à des réseaux écologiquement cohérents d'AMP. En utilisant 6 critères et 3 méthodologies publiés dans la littérature, nous avons évalué la cohérence écologique du réseau des AMP dans la Manche. Basée sur plusieurs méthodes, ceci représente une première tentative, en tant qu'analyse transfrontalière de la cohérence écologique des AMP, désignées parfois individuellement mais ayant vocation à former un réseau de zones pour la préservation de l'environnement marin. Malgré les difficultés rencontrées, dues au manque de données, à l'absence d'un système commun de stockage et de diffusion des données, ainsi que les limites générales inhérentes aux études documentaires, nous avons pu tirer quelques conclusions quant au potentiel de conservation du réseau actuel des AMP dans la Manche. Nous avons constaté que les 222 AMP désignées dans cette zone couvrent en fait 89 sites, et fournissent une forte représentation et duplication des habitats et espèces en zone côtière. Dans la zone d'étude couverte par PANACHE, les AMP couvrent 31 % des eaux françaises, 10 % des eaux anglaises et 3 % des eaux des îles Anglo-Normandes, fournissant une couverture relativement bonne des eaux côtières et littorales, avec quelques exceptions. Néanmoins, il y a des lacunes notoires en termes d'AMP dans les zones du large et les eaux profondes, qui sont fréquemment présentées comme des zones importantes pour plusieurs habitats et espèces, en particulier  ceux ayant  un mode de vie migratoire ou pélagique. La taille des AMP pose  également question, puisque seulement 33 % des AMP sont  dans l'intervalle optimal de taille entre 10 et 100 km² et que seules 4 AMP mesurent plus de 1000 km², impliquant qu'il est peu probable que le réseau puisse soutenir des espèces à forte mobilité ou ayant des distances de dispersion importantes. L'étude  a  montré que la connectivité potentielle d'un certain nombre d'habitats parmi les AMP proches de la côte était adéquate, particulièrement le long des côtes françaises,  mais la connectivité entre les AMP de part de d'autre de la Manche semble peu probable. 98 % des 149 AMP évaluées quant à l'état de la gestion présentent  des niveaux de gestion moyens à hauts. Cependant, le niveau de gestion rapporté individuellement pour les AMP change en fonction de l'organisation ayant répondu au sondage. Sur la base des résultats de l'évaluation dans son ensemble, le réseau d'AMP de la Manche ne peut pas être considéré comme écologiquement cohérent. De fait, nous recommandons la désignation d'AMP plus grandes et au large afin d'améliorer la protection  des habitats et espèces qui se trouvent dans les  eaux profondes et de mieux prendre en compte la connectivité de part et d'autre de la Manche.

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